Extraits du mot d’accueil du Secrétariat général adressé aux membres de l’assemblée diocésaine, au début de la quatrième session le 18 mai 2013 à Bonne-Espérance; publiés dans Eglise de Tournai de juin 2013.

Chers amis dans le Christ,

Quelle joie de nous retrouver pour cette 4e session de notre assemblée synodale ! Pour commencer cette journée, nous aimerions attirer votre regard sur un de ces clins  d’œil de la Providence qui viennent éclairer le chemin.

Un pape, un jésuite et un François

Voilà deux ans que notre Évêque a annoncé la convocation d’un synode diocésain. Il y a d’abord eu la phase de préparation, et puis la très importante phase de consultation. De février à juin 2012, près de 400 équipes se sont réunies dans notre diocèse pour se former et pour discerner ensemble des propositions à transmettre à l’assemblée synodale. Il y a eu aussi les 3 premières sessions de notre assemblée.

Pendant tout ce temps de formation, de réflexion prospective et de travail sur les textes, nous avons été accompagnés par les écrits de l’Église, et en particulier du pape Benoit XVI. Au début des travaux de l’assemblée synodale, nous avons cherché à nous former sur la manière de faire un choix sous le regard de Dieu, en sollicitant un jésuite, le P. François Thiry. Il nous disait qu’à chaque fois que nous ferons un choix droit, dans la prière et dans la communion de l’Église, nous impliquerons la toute-puissance de Dieu par ce choix.

Aujourd’hui que nous sommes sur le point d’entamer une nouvelle étape, beaucoup plus tournée vers la réalisation concrète des orientations pastorales, c’est un autre Pape, un autre jésuite et un autre François… Pape,  jésuite, et François, les 3 en 1. Et ce qui caractérise le Pape François, c’est sa capacité à nous transmettre son enthousiasme et son envie d’aller loin – très loin ! – pour le Seigneur. Et cet élan si fondamental et si contagieux s’appuie sur la rencontre avec Jésus-Christ, non pas une connaissance intellectuelle, scientifique, mais cette connaissance première, celle du cœur, la rencontre personnelle. Et il nous invite à oser cette même rencontre personnelle et à l’entretenir quotidiennement, afin qu’elle soit au cœur de toute notre action. Il nous invite aussi à la traduire dans le concret de notre vie ecclésiale.

La vie en abondance

Dans son tweet du 8 mai, le Pape nous disait : « Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance, dit Jésus. Là est la vraie richesse, non la richesse matérielle! »  (@Pontifex_fr) La vraie richesse est donc bien cette vie en abondance que le Christ est venu nous donner. Aujourd’hui, cette vie est celle que l’Esprit Saint fait croître en chacun de nous, la vie divine qu’Il dépose en nous pour nous tourner vers la tendresse de Dieu. S’il est bien une grâce à demander, c’est celle de nous habituer à la présence de ce compagnon de notre route : l’Esprit Saint qui réveille notre mémoire et nous permet de comprendre les dons reçus de Dieu, l’Esprit Saint qui nous montre comment trouver Jésus et nous prépare le cœur à cette rencontre, l’Esprit Saint qui nous apprend comment répondre à Son Amour pour nous et pour chacun de nos frères et chacune de nos sœurs.

Des motions aux actions concrètes

Le synode n’existe pas pour lui-même. Sa mission est de dessiner des propositions d’orientations pastorales pour l’avenir de notre diocèse, ainsi que des propositions d’actions concrètes.

Ce matin, nous allons procéder à un vote ultime des motions pastorales. La question qui nous est posée est la suivante : « est-ce que les motions proposées constituent pour chacun et pour le diocèse dans son ensemble des chemins de progression, d’approfondissement et de conversion dans la foi et dans la réponse à l’Amour de Dieu ? »  Les textes qui sont proposés à notre adhésion résultent d’un processus de discernement très sérieux, qui part des propositions des équipes synodales jusqu’au travail des équipes et des équipes élargies de l’assemblée, avec des textes qui étaient régulièrement accessibles à tous. Chacun des articles proposés aujourd’hui résulte de ce cheminement et aussi, nous le croyons, de l’œuvre de l’Esprit Saint. Il nous faut oser la confiance et oser avancer !

Durant l’après-midi, nous entamerons un premier temps de travail sur les actions concrètes. Pour ce faire, nous nous appuierons à nouveau sur les propositions des équipes synodales, que nous pourrons affiner, amplifier et compléter. (Suite dans un prochain billet)