Cette année, nous allons goûter la liturgie de l'Avent dans la belle perspective du synode que notre Eglise diocésaine se prépare à vivre. L'Avent, temps privilégié de désir et d'éveil, ne fait-il pas de nous un peuple de veilleurs, un peuple travaillé par l'espérance au cœur du monde ? Voici quelques indications et propositions pour les liturgies dominicales.

  • Rappelons d'abord un élément d'information : le premier dimanche de l'Avent, il est demandé de lire au cours de toutes les assemblées eucharistiques la lettre pastorale de notre Evêque annonçant et présentant le synode.
  • Une première proposition : un signe permanent du synode dans nos églises.
    Outre les éléments assez habituels propres au temps de l'Avent (couronne d'Avent, bougies, icône éventuelle...), il serait bon que dans chaque église et chapelle publique il y ait, dès le temps de l'Avent, un signe permanent du synode, dans un lieu de l'église qui resterait fixe et qui surtout serait bien repérable. Ce « signe » comporterait certainement le logo du synode, peut-être un cierge ou des bougies, peut-être une Bible (sachant que l'évangéliaire est considéré comme un élément caractéristique dans les célébrations du synode). Un signe attrayant qui donne envie de faire synode et surtout, à cette étape-ci, de prier pour le synode. Voir à ce sujet tout ce qui aura été transmis aux doyens et vice-doyens par le comité de pilotage.
  • Pour chaque dimanche de l'Avent, vous trouvez dans ci-dessous
    • La suggestion d'une monition d'ouverture.
    • Quelques suggestions en vue d'une homélie. Il ne s'agit pas d'homélies toutes faites, mais de la présentation de quelques traits majeurs jaillissant de la Parole du jour et qui pourraient être judicieusement mis en évidence dans le cadre de l'homélie.
    • Une intention de la prière universelle.
    • La suggestion d'une prière synodale après la communion (l'Adsumus ou "Dieu notre Père")
  • Pour les chants, mieux vaut sans doute donner la priorité à des chants d'Avent. En même temps, on pourrait ne pas exclure de chanter l'une ou l'autre fois le premier chant signal du synode : « Eglise de ce temps », en sachant que la phrase « entendras-tu ce que l'Esprit dit aux Eglises » est loin d'être étrangère à certains aspects de la Parole de Dieu de cet Avent ; songeons à la lettre de St Paul le 2e dimanche, et à tout ce qui concerne Marie et l'Annonciation. (la fiche musicale de ce chant a été remis aux doyens et vice-doyens lors de la réunion diocésaine du 10 octobre).

 

Premier dimanche

Suggestion pour une monition d'ouverture.

En entrant dans ce temps d'Avent, nous entendrons de la bouche de Jésus un appel pressant : « Veillez ! »

Cet appel à veiller et à prier acquiert cette année dans notre Eglise diocésaine une dimension particulière : A la demande de notre Evêque, notre Eglise diocésaine se préparer à vivre un synode diocésain.

Vivre un synode, c'est essentiellement nous mettre à l'écoute de l'Esprit-Saint, et, en Eglise, réfléchir ensemble à divers aspects de la mission que Dieu nous confie.

Lors de la dernière vigile de Pentecôte à la cathédrale de Tournai, notre Evêque nous a déjà demandé de prier pour le synode. En ce temps d'Avent, nous entrons dans une phase plus décisive de sensibilisation et de préparation au synode. Nous entendrons tout à l'heure à ce sujet la lettre pastorale de notre Evêque.

Au cours de cette phase de sensibilisation, il nous est demandé de faire connaître ce projet du synode autour de nous, et surtout de le confier à Dieu dans la prière. La prière est un élément central dans un synode, car si celui-ci comporte beaucoup d'échanges et de réflexions, il est avant tout une grande aventure spirituelle, dans l'Esprit-Saint.

A la lumière de la Parole de ce premier dimanche de l'Avent, bénissons Dieu pour tous les dons que notre Eglise diocésaine a déjà reçus, car la foi s'est déjà solidement implantée dans nos terres du Hainaut.

En même temps, au creux de nos pauvretés, demandons à Dieu de revenir, comme un Berger, visiter son peuple, sa vigne bien-aimée, afin de la sauver et de lui donner un souffle nouveau.

Tournons-nous vers le Seigneur qui vient.

A quel moment lire la lettre pastorale de notre Evêque ?

On pourrait suggérer de faire une petite homélie d'environ 5 minutes, très proche de la Parole de Dieu, et, après un petit intermède musical, de lire la lettre pastorale de notre Evêque. Cela permettrait de vivre la prière universelle et la liturgie eucharistique en étant déjà bien habité par la perspective du synode.

On pourrait lire la lettre aussi après la communion, mais de préférence avant la prière finale (pour éviter de la banaliser en la confondant avec les annonces).

S'il y a une grande assemblée catéchétique ce premier dimanche de l'Avent, la lettre pourra être lue soit pendant l'assemblée catéchétique (voir fiche ci après) soit pendant l'Eucharistie. On veillera à ce que le plus grand nombre de personnes entende la lecture de la lettre.

Quelques suggestions en vue d'une homélie.

La Parole de ce premier dimanche de l'Avent fait d'abord retentir une invitation à la confiance: Dieu vient aux devants de son peuple pécheur et desséché, le peuple qui exprime un profond soupir "Ah, si tu déchirais les cieux..." et qui s'interroge sur l'attitude de son Dieu. L'invitation à la confiance est relayée par saint Paul: "Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils...". Le Dieu qui vient est appelé Père, Rédempteur, et les images du berger qui conduit son troupeau pour le sauver, du vigneron qui visite et protège sa vigne, du potier qui façonne l'argile que nous sommes, nous disposent à nous abandonner entre ses mains. A relever aussi dans la première lettre aux Corinthiens la tonalité de l'action de grâce quand saint Paul évoque la variété des dons spirituels dans la communauté. L'attente du Jour de notre Seigneur Jésus Christ exige une attention, comme la veille des serviteurs auxquels le maître de maison a confié tout pouvoir, mais déjà dans la reconnaissance de la grâce et des richesses de la Parole que Dieu nous a données.

Une intention de la prière universelle.

Pour notre Eglise diocésaine qui entre dans une démarche synodale :
qu'elle soit vigilante dans la prière
et confiante dans la venue du Seigneur.
Ensemble, prions.

Prière synodale.

On pourrait dire ensemble, après la communion par exemple, une des deux prières synodales qui figurent dans le flyer. La prière « Adsumus » (au regard notamment des deux premières lectures). La deuxième prière, (avec la belle image du Berger, présente aussi dans la première lecture et le psaume).

Deuxième dimanche

Suggestion pour une monition d'ouverture

« Consolez, consolez mon peuple ». Cette Parole du livre d'Isaïe donne bien le ton de la liturgie de ce dimanche : Dieu vient consoler son peuple, lui redonner souffle. Comme un berger, Il vient prendre soin de ses brebis.

La liturgie de ce jour regorge d'images pour faire retentir la Bonne Nouvelle du Dieu qui vient, pour nous affermir dans la foi en sa venue.

En même temps, il nous est demandé de nous convertir, et de préparer ses chemins.

Entrons dans cette Eucharistie en communion avec notre Eglise diocésaine qui se prépare au synode : C'est Dieu lui-même qui conduit la barque de son Eglise : Il vient redonner souffle à son peuple bien-aimé.

Ouvrons notre cœur à sa miséricorde.

Quelques suggestions en vue de l'homélie

Ce 2e dimanche de l'Avent est marqué par l'ouverture du Livre de la Consolation; « Consolez, consolez mon peuple... Parlez au cœur de Jérusalem et proclamez que son service est accompli, que son crime est pardonné ». Le peuple en exil entrevoit le retour par l'action victorieuse de son Dieu aux petits soins des faibles. Le désert à travers lequel il faut tracer le chemin du Seigneur est le cœur de l'homme où s'accueille le pardon et se joue la conversion. La figure de Jean se dresse au Commencement de l'Evangile de Marc pour proclamer un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Saint Paul insiste sur la patience de Dieu qui veut que tous aient le temps de se convertir. Il est question de discerner au vu des événements du monde qui passe quels hommes nous devons être, quelle sainteté de vie et quel respect de Dieu nous devons avoir. Aujourd'hui, l'Eglise qui chemine dans le désert témoigne du Dieu consolateur qui vient ouvrir à l'humanité un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. « Notre terre donnera son fruit ».

Une intention pour la prière universelle.

Pour notre évêque Guy, et tous les pasteurs de notre diocèse :
qu'à l'exemple de l'unique Berger, ils conduisent le troupeau qui leur est confié,
et qu'ils annoncent par toute leur vie
la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.
Ensemble, prions.

Prière synodale.

Si l'on souhaite dire ensemble une des prières synodales, par exemple après la communion, la deuxième, celle qui évoquer le Berger, est particulièrement indiquée ce dimanche.

Troisième dimanche

Suggestion pour une monition d'ouverture

Avec Marie, l'Eglise déjà tressaille de joie : Dieu vient accomplir sa promesse et les pauvres se réjouissent. Jean-Baptiste rend témoignage à Jésus, vraie Lumière envoyée en ce monde.

A l'approche du synode, que l'Esprit-Saint renouvelle en notre Eglise diocésaine le don de la joie, et qu'il l'éveille à une prière sans relâche.

Dans la paix et l'action de grâce, accueillons la miséricorde du Seigneur qui déjà se tient au milieu de nous.

Quelques suggestions en vue de l'homélie

Les lectures du 3e dimanche de l'Avent nous orientent vers l'accueil joyeux du Messie. Dans l'Evangile de Jean, le Baptiste est présenté comme le témoin de la Lumière, et lui-même parle de celui qui vient derrière lui, de « celui qui se tient au milieu de vous et que vous ne connaissez pas ». Sans doute, on relèvera le tressaillement qui court dans la 1e lecture d'Isaïe et l'extrait du Magnificat, lié à l'annonce d'une année jubilaire marquée par la libération, la guérison et la justice. C'est toute la communauté baptismale qui se voit revêtue des vêtements du salut, et « le Seigneur fera germer la justice et la louange devant toutes les nations ». On ne manquera pas de méditer l'exhortation que saint Paul lance aux Thessaloniciens au nom du Dieu fidèle, avec des accents si proches de la prière de l'Adsumus d'Isidore de Séville: la joie constante, la prière assidue, l'écoute des appels de l'Esprit: « N'éteignez pas l'Esprit », l'accueil des prophètes, le discernement. « Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers... ».« Entretiens en nous le désir de brûler au feu de ton Esprit pour briller comme de vives lumières lorsque ton Fils viendra » (prière après la communion , 17 décembre).

Une intention pour la prière universelle

Pour tous les chrétiens de notre diocèse :
animés d'une même joie,
qu'ils soient de fidèles témoins de l'amour de Dieu pour tous les hommes
et de vrais prophètes de la Bonne Nouvelle,
en particulier auprès de ceux qui n'ont plus d'espérance.
Ensemble, prions.

Prière synodale.

On pourrait dire ensemble, par exemple après la communion, une des deux prières synodales.

Quatrième dimanche

Suggestion pour une monition d'ouverture après le chant d'entrée

En accueillant en elle l'œuvre de l'Esprit-Saint, Marie est devenue « maison de Dieu ».

Sa disponibilité à la volonté du Père a été la source d'une fécondité indicible pour le salut du monde.

Ne cherchons pas à construire l'Eglise à la seule force de nos poignets : confiants dans la Parole, accueillons l'œuvre de Dieu et de son Esprit.

Laissons Dieu établir en nous sa demeure.

Tournons-nous vers le Seigneur Jésus, l'Enfant de la promesse.

Quelques suggestions en vue de l'homélie

Ce 4e dimanche de l'Avent centre notre attention et notre regard sur la Vierge Marie. Laissons-nous toucher par sa disponibilité simple et lucide à la Volonté de Dieu et sa foi dans sa Parole qui ne peut manquer de se réaliser. « Comment cela va-t-il se faire?... Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole ». Au moment où le roi David prétend construire un temple pour abriter son Dieu, Dieu lui rappelle son initiative en faveur de son peuple et lui fait savoir qu'il lui fera lui-même une maison en rendant stable sa dynastie. Mais cette promesse s'accomplit vraiment dans le mystère du Christ, mystère « maintenant manifesté et porté à la connaissance de toutes les nations » comme le dit saint Paul. Dieu le Père, en envoyant son Fils, vient habiter une maison d'hommes appelés à devenir ses fils. En accueillant la parole de l'ange au nom de l'humanité, Marie devient la maison de Dieu, elle va mettre au monde l'Emmanuel, Dieu-avec-nous. L'Eglise continue aujourd'hui à mettre au monde le Sauveur en accueillant l'Esprit Saint qui vient sur elle. C'est le temps du silence recueilli du peuple bien-aimé en présence se son Dieu.

Une intention pour la prière universelle

Pour nous-mêmes et tous les chrétiens du diocèse :
qu'à l'exemple de Marie,
nous soyons accueillants à l'action de l'Esprit-Saint
et d'humbles serviteurs de l'Evangile.
Ensemble, prions.

Prière synodale

A chacun de voir s'il est opportun aujourd'hui de dire ensemble une des prières synodales ou de donner la préférence à des éléments bien spécifiques au 4e dimanche de l'Avent.